Le site 

Ces deux mesures portent sur deux petits sites où ont été réalisées des mares dans des milieux pionniers : d’une part sur la commune de St-Martin-la-Porte entre l’Arc, la voie ferrée et le site de stockage temporaire de matériaux de St-Félix, et d’autre part sur un délaissé proche de l’usine Ferropem de Montricher-Albanne.

Les enjeux 

L’objectif de cette mesure est de densifier le réseau de mares temporaires favorables aux amphibiens et en particulier au Crapaud calamite créé par TELT dans le fond de vallée entre St-Jean-de-Maurienne et St-Michel-de-Maurienne. En 2016, TELT a dirigé une mission d’amélioration des connaissances sur la répartition du Crapaud calamite en Maurienne, comportant notamment la recherche et l’identification de sites de reproduction de l’espèce. Les résultats de cette recherche ont permis d’identifier des lieux fréquentés par l’espèce, à la recherche de mares temporaires pour accomplir son cycle de reproduction. Parmi ceux-ci, les abords de l’usine Ferropem, marqués par des milieux très minéraux et l’absence de concurrence par d’autres amphibiens, où encore les environs de St-Félix. L’objectif des deux mesures est donc de pérenniser et d’améliorer la viabilité de ces deux sites pour le Crapaud calamite et ainsi assurer la reproduction de l’espèce sur le long terme.

Les partenaires

Ferropem

Les objectifs

Créer des habitats favorables aux amphibiens et plus particulièrement au Crapaud calamite

Suivre l’évolution des populations d’amphibiens sur le site

A la découverte de…

Le Crapaud calamite. Cet amphibien aime les sols bien ensoleillés à végétation rase riche en proies, avec des pierres ou du sol meuble pour s’abriter. Pour se reproduire, il recherche des points d’eau de faible profondeur, à fort caractère minéral, qui se réchauffent vite au soleil, ce qui accélère ainsi la croissance des têtards. Mais le risque est que ces petites mares, ou plus souvent de simples flaques, s’assèchent ! Ainsi, il multiplie les points d’eau où il pond, espérant que l’un d’eux demeurent en eau durant environ 3 semaines. Téméraire, il n’hésite pas à fréquenter les carrières où il peut pondre dans les ornières. En effet, ses habitats proprement naturels ayant diminué globalement du fait de l’urbanisation et de l’aménagement des cours d’eau, le Crapaud calamite a dû se résoudre à rechercher dans des zones fortement marquées par la présence de l’homme des habitats de substitution.